Allons-nous au musée dans la perspective de nous protéger de quelque chose ? Il est courant d’envisager la contemplation poétique et esthétique des oeuvres d’arts comme une volonté de « se couper du monde » ou encore d’apaiser une certaine soif de connaissance. On peut chercher à être bousculé, surpris, transformé, transporté dans un ailleurs par les sons, les formes, ou les idées. Mais qu’en est-il de la possibilité de l’art de se constituer comme refuge ?