Quels ponts peut-on jeter entre Harare, Dakar et Paris ? Quels dialogues et échanges imaginer entre ces trois villes, leur histoire et leur présent ? C’est à la lumière de ces questions que nora chipaumire a imaginé la Carte Blanche—rebaptisée carte noire—que lui a proposé le Festival d’Automne. La chorégraphe et danseuse basée pendant un temps à New York, entretient des liens singuliers avec chacune de ces métropoles : au Zimbabwe, où elle est née et a fondé nhereraHUB, lieu de travail et de réflexion ouvert aux compagnonnages ; au Sénégal, où elle a longtemps travaillé notamment avec les femmes du village de Toubab Dialaw ; et à Paris où plusieurs de ses œuvres ont été présentées, dont l’image lui inspire un goût pour la conversation, au sens le plus plein du terme.
Pour sa deuxième semaine à Paris, nora chipaumire donne rendez-vous au public de la carte noire pour une soirée dub qu’elle installe dans un shebeen zimbabwéen—bar informel niché dans des maisons privées, lieu de rassemblement où s’inventent des formes de résistance et d’insurrection face aux pouvoirs politiques.
À la fois concert et performance où se bousculent voix, gestes et sons, #pun k puise dans les années de formation de nora chipaumire au Zimbabwe pour incarner au présent l’énergie et la rébellion du punk.
En clôture de sa Carte Blanche et de l’édition 2026, nora chipaumire investit la Fondation Cartier pour l’art contemporain et présente gadzi—a Paris chapter, une ultime création pour prendre la lenteur nécessaire où l’œuvre ne s’installe pas dans un lieu, mais le traverse et le reconfigure.
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