Pour venger l’une de ses ancêtres, la princesse Turandot soumet tout prétendant de sang royal à une cruelle épreuve : quiconque échouera à résoudre ses trois énigmes aura la tête tranchée. Mais l’arrivée d’un prince inconnu pourrait bien la rendre enfin sensible à l’amour… Ultime opéra de Giacomo Puccini, emporté par la maladie avant d’avoir pu achever son duo final, Turandot est créé deux ans après sa mort, en 1926, à La Scala de Milan. À son habituelle inspiration mélodique, dont témoigne le célèbre « Nessun dorma », le compositeur instille une atmosphère orientale pour caractériser la Chine légendaire du conte. Comme Madame Butterfly qu’il avait représenté à l’Opéra Bastille en 1993, Turandot épouse parfaitement l’esthétique stylisée de Robert Wilson, disparu en 2025. Sa mise en scène, qui offre des images d’une saisissante beauté, est sa dernière pour l’Opéra de Paris.