C’est le temps des moissons. Les blés sont tendres, comme le cœur de Nemorino, un paysan qui se consume d’amour pour la belle et frivole Adina. Devant son indifférence et la crainte d’un rival, il achète naïvement un philtre d’amour à Dulcamara, un médecin ambulant, sans se douter qu’il s’agit… d’une simple bouteille de vin ! Si Gaetano Donizetti n’eut que quatorze jours pour composer L’Elixir d’amour , créé au Teatro della Canobbiana à Milan en 1832, l’opéra n’en connut pas moins un succès jamais démenti depuis. Y contribuent une musique délicieuse, parsemée d’airs caressants et délicats comme la célèbre romance de Nemorino « Una furtiva lagrima » qui en font un sommet du bel canto . Le metteur en scène Laurent Pelly transpose ce melodramma giocoso dans l’Italie des années 1960, lui donnant un grisant parfum de dolce vita .