Quels ponts peut-on jeter entre Harare, Dakar et Paris ? Quels dialogues et échanges imaginer entre ces trois villes, leur histoire et leur présent ? C’est à la lumière de ces questions que nora chipaumire a imaginé la Carte Blanche—rebaptisée carte noire—que lui a proposé le Festival d’Automne. La chorégraphe et danseuse basée pendant un temps à New York, entretient des liens singuliers avec chacune de ces métropoles : au Zimbabwe, où elle est née et a fondé nhereraHUB, lieu de travail et de réflexion ouvert aux compagnonnages ; au Sénégal, où elle a longtemps travaillé notamment avec les femmes du village de Toubab Dialaw ; et à Paris où plusieurs de ses œuvres ont été présentées, dont l’image lui inspire un goût pour la conversation, au sens le plus plein du terme.